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La rencontre :
E Langoned !
Durant le festival Dre Ar Wenojenn en décembre
2002 les quatre musiciens animaient une master-class
sur les musiques des balkans. Leur connaissance
de la musique bretonne (Costica et Viorel partageant
déjà la musique d'Erik et Jacky au sein
du concert « DOR » et de la création
« Les
balkaniques ») les ont amenés à
présenter en quartet un programme de danses
bretonne durant le fest-noz de clôture du Festival
à Langonnet en Centre-Bretagne.
La grande aptitude des musiciens de tradition
orale à lancer la danse, à jouer la variation
et à créer par la virtuosité l'excitation
propice à la danse n'a pas de frontière ; les
sonneurs tsiganes du Bănăt et les
lautarii* bretons l'ont prouvé ce soir-là
devant un public de danseurs partagé entre l'émotion
et le besoin de retrouver son souffle.
*Lautarii : en roumain, sonneurs, musiciens populaires
Quartet Erik MARCHAND/Jacky MOLARD/Costica OLAN/Viorel
TAJKUNA à Spézet le 9 aout 2003
Le Télégramme, mercredi 13 août
2003
Concert : Bretons et Tsiganes au diapason
Le public très nombreux qui s'est pressé
samedi soir, au pub le Mohill, n'est pas près
d'oublier le concert tout à fait incroyable
auquel il a assisté. Malgré la chaleur,
on ne retiendra que l'émotion suscitée
par la magnifique prestation du groupe « Unu,
daou, tri, Chtar », composé d'Erik
MARCHAND au chant et à la clarinette, Costica
OLAN au « Taragot », sorte d'hybride
entre la clarinette et le saxophone, Jacky MOLARD
au violon et Viorel TAJKUNA à l'accordéon
à touches piano. Le répertoire breton,
ancien ou contemporain, puisqu'Erik MARCHAND a chanté
plusieurs chansons écrites par son camarade
clarinettiste de Glomel, Christian DURO, a été
entièrement revisité à la mode
tsigane, roumaine pour Costica, et serbe pour Viorel.
Poignant et endiablé
Le groupe a déjà eu l'occasion de
travailler ensemble sur des créations d'Erik
MARCHAND et on sent vraiment une grande complicité
et paradoxalement, une complémentarité
entre ces musiciens d'horizons musicaux si différents.
Le public, enthousiasmé par le rythme entraînant
et chaloupé, a manifesté son plaisir
par des applaudissements chaleureux et spontanés.
Poignante à donner la chair de poule, gaie
voire endiablée, et le mot n'est pas trop
fort, la musique insolite et métissée
qui fut proposée ce soir-là est loin
de sortir de l'oreille des spectateurs.
Certains n'ont pu s'empêcher de danser une
suite de gavottes dans l'établissement et
sur la terrasse, afin de terminer cette belle soirée,
manifestant ainsi leur plaisir et leur envie de
participer. |
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