Costica
Olan |
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Constantin
OLAN (diminutif Costica) qui réside aujourd'hui
dans la petite capitale culturelle de Caransebeş,
est né en 1965 dans le village de Maciova
en Bănăt Roumain. Ce village rom (tzigane)
est réputé pour être majoritairement
habité par des musiciens, principalement
des «suflatore» (instrumentistes à
vent) et pour à être l'origine de nos
nombreuses compositions musicales traditionnelles.
Les « OLANI » (pluriel de OLAN), musiciens
de père en fils, sont tous reconnus comme
de grands virtuoses. Instrumentiste depuis l'âge
de 10 ans, Costica, qui apprît d'abord le
saxophone alto, déclare principalement tenir
son style de son père, Ion OLAN. Mais la
sensibilité particulière qu'il apporte
dans l'interprétation des doina et même
des morceaux de danses lui est personnelle et sans
égal en Bănăt. Quant à
la virtuosité, elle est la qualité
première que l'on attend d'un musicien de
Roumanie.
Aujourd'hui, Costica OLAN est l'un des instrumentistes
les plus appréciés tant au taragot
qu,au saxophone soprano et ce dans les deux communautés
ROM et Roumaine. Il appartient au «Taraf de
Caransebeş», orchestre qui sillonne
l'Europe et le monde depuis quelques années. |
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Le
Taragot |
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Le taragot
a emprunté son nom à un ancien instrument
hongrois de la famille des hautbois, le tàrogàto.
Il fut inventé dans sa forme actuelle par
Mr. SMWASSER, luthier à Budapest. Il aurait
été introduit en Roumanie, au début
du siècle, par Luta IOVITA de Caransebeş.
La légende dit que durant la guerre de 1914,
IOVITA, au plus fort des combats, se mit à
jouer entre les tranchées et interrompit
ainsi les tirs de part et d'autre.
Cet instrument en bois (ébène, bois
de rose, etc.) a les caractéristiques d'un
saxophone soprano et le clétage d'une clarinette
système Albert dite «13 cléfs».
Sa pince et la technique spécifique de détaché
dite «limbaj» en Bănăt,
en font l'instrument à vent le plus difficile
de ceux joués en Roumanie.
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Taraful
Olanilor |
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Les
Taraf sont de petits ensembles de musique de fête
à géométrie variable. Il n'est
pas rare que ces ensembles soient composées
de musiciens d'une même famille; ainsi, pour
cet enregistrement, Costica OLAN a réuni
son père et son frère comme souvent
dans les noces qu'ils animent. Les OLANI Sont tous
musiciens, grand père à la basse à
vent, grand oncle au violon, onde au taragot et
au soprano, père et frères au Saxophone
aIto. Le berceau de la famille est à Maciova,
village rom (tzigane) au sud de Caransebeş,
où l'on dit que presque tous les hommes sont
musiciens et les femmes danseuses.
Au début du siècle dernier
les orchestres populaires étaient composés
principalement de violons, braci (violon alto),
contrebasse et parfois clarinette, puis, peu à
peu, ces instruments furent remplacés par
des taragot, saxophones soprano et alto, accordéon
et enfin orgue électronique.
La virtuosité des musiciens
du Bănăt est célèbre
dans toute la Roumanieoù leur style supplante
parfois des traditions locales. Le cymbalum est
devenu rare en Bănăt: c'est un jeune
Moldave, Alexel CIOBANU qui, engagé par l'orchestre
de Resiţa, joue aujourd'hui en tournée
avec le «taraf de Caransebeş»
et avec les musiciens qui le composent lors des
mariages et des soirées en Bănăt.
L'harmonie est assurée à
l'accordéon et à l'hélicon
par Florea SANDU, issu lui aussi d'une grande famille
de musiciens. Son cousin, Nicolae DOBRE, tient la
contrebasse et Laurentiu IANCU joue au violon les
lignes harmoniques et rythmiques du Braci. |
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Discographie |
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Taraf de Caransebeş, musiciens du Bănăt;
Silex (1993)
• Costica OLAN, Taragot; Cinq Planètes
(1999)
• Costica OLAN si taraful OLANILOR, Cinq Planètes
(1999)
• Avec Erik MARCHAND : « Sag an Tan Ell
» (1993); « Dor » (1998); « Pruna
» (2004)
• De nombreuses cassettes en Roumanie. |
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